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Céphalées de tension : 10 idées de traitement pour ne plus souffrir.

par | Août 11, 2020

Trouver un traitement efficace et durable face aux céphalées de tension n’est pas une mince affaire. Il y a beaucoup de possibilités et toutes ne fonctionnent pas aussi bien et longtemps que prévu. Heureusement, des solutions existent, encore faut-il trouver celles qui nous correspondent.

Dans cet article, je vais vous proposer une vue d’ensemble des solutions qui semblent les meilleurs. De plus, je vous proposerai, à la fin de cet article des pistes de solutions différentes que nous n’avez probablement jamais envisagé jusqu’à maintenant.

J’aimerais préciser que ces solutions ne seront pas aussi efficaces selon que votre douleur est chronique ou non. Plus la douleur est fréquente et intense, plus vous devrez envisager un travail de long terme pour ne plus souffrir.

D’autre part, l’ancienneté de votre douleur est un autre paramètre à prendre en compte. Une personne qui souffre depuis 2 ans mettra moins de temps à guérir qu’une autre qui souffre depuis 5 ans.

Personnellement, je souffrais de céphalées de tension chroniques, parfois quotidien à certains moments. Il m’a fallu faire un travail en profondeur pendant 2 ans après en avoir souffert pendant 3 ans pour être véritablement libéré

Traitements pour les céphalées de tension épisodiques (moins de 15 jours par mois).

 

  • Des traitements rapides, à court terme

 

Pour les céphalées de tension peu fréquentes, je vous recommande les solutions listées ci-dessous. Toutefois, ces solutions ne préviennent pas l’apparition de nouveaux maux de têtes.

 

Faire une pause au calme et détendez-vous consciemment (en utilisant des respirations profondes par le ventre). Trouver un moyen personnel de vous relaxer pour détendre l’intégralité de votre corps (ex : écouter de la musique, bain chaud).

Faire une activité physique aérobique intense pendant au moins 30 min (footing, natation). En plus de détendre le corps, elle permet d’avoir un meilleur rapport à la douleur. Vous ne la verrez plus comme un problème mais sous la forme d’un indicateur vis-à-vis duquel vous avez le choix d’agir ou non.

Inhaler ou masser la zone douloureuse avec de la menthe poivrée. Elle a une action analgésique et anesthésiante. Elle provoque une vasoconstriction sous-cutanée à l’origine de le sensation rafraîchissante. L’effet est comparable aux médicaments chimiques sans les effets indésirables. Vous pouvez aussi expérimenter la valériane, la passiflore ou la mélisse (plantes qui ont des vertus relaxantes pour corriger des stress mineurs).

Prendre des médicaments (paracétamol, ibuprofène). S’ils ne sont pris qu’exceptionnellement, les effets insérables seront moins présents. Toutefois, ils ne devraient pas devenir une habitude. Le mieux reste de trouver un moyen naturel de vous soulager.

 

  • Des méthodes plus longues, à moyen/long terme

 

La sophrologie

 

La sophrologie est une méthode qui s’appuie sur différents éléments :

-Apprendre à détendre consciemment toutes les parties du corps de la tête au pied. L’objectif est de prendre conscience de tous nos ressentis et de la plus infime sensation.

-Des exercices de respirations et de visualisations divers et variés. Chaque exercice est suivi d’un temps d’observation du corps, sur les perceptions et sensations ressenties.

Une musique relaxante accompagne toutes séances et vient amplifier l’état de détente ressenti.

L’objectif de la sophrologie est de retrouver un équilibre corps-esprit afin de mieux vivre avec ses douleurs. Celles-ci ne vont pas disparaître mais seront mieux supportées par la personne qui en souffre. C’est ainsi que beaucoup d’hôpitaux vont faire appel à un sophrologue pour le suivi de leurs patients, notamment en cas de douleurs chroniques.

Personnellement, j’ai utilisé cette méthode pour soigner mes céphalées de tension (au début). Elle est efficace pour contrer des épisodes douloureux ponctuelles mais n’est pas suffisante pour ne plus souffrir.

En effet, nous sommes souvent obligés de faire les séances de sophrologie fréquemment pour avoir un moment de répit. Cependant, les douleurs resurgissent ensuite après la phase de détente initiale.

 

Ostéopathie / Kinésithérapeute

 

La consultation d’un ostéopathe ou d’un kinésithérapeute s’appuie sur l’hypothèse que les céphalées de tension ont une origine musculaire. La tension vient d’une mauvaise posture ou d’un état psychologique désagréable (stress, anxiété, frustration).

Le thérapeute va donc intervenir pour détendre les muscles de la nuque et des trapèzes (muscles péri-crânien) afin d’apaiser les douleurs ressentis au niveau du front, des tempes ou à l’arrière de la tête. Pour les douleurs peu fréquentes, cette méthodologie peut marcher. À vous de tester sur 2 ou 3 séances. Si vous ne ressentez pas d’améliorations, je ne vous conseille pas de continuer.

Comment se passe une séance ? Pour un ostéopathe, vous serez ausculpté de la tête au pied afin d’identifier toutes formes de tensions dans le corps. Bien souvent, il identifiera de fortes tensions au niveau des trapèzes (symptomatique d’un état de tension intérieur). Plus il procédera à une série de manipulations de votre corps pour dénouer les tensions des groupes musculaires.

Pour le kinésithérapeute, l’objectif est plus ou moins le même. Toutefois, il pourra, en plus de quelques massages, faire appel à des appareils stimulateurs des muscles pour les détendre. 

Si vous lisez cet article et souffrez, par hasard, d’apnée du sommeil en plus des céphalées de tension, je vous recommande de consulter M. Perreault. Il exerce la physiothérapie au Québec et peut vous prendre en consultation physique ou virtuelle. C’est un spécialiste de cette thématique. Je vous laisse découvrir ses services en cliquant sur ce lien. 

Ces deux thérapeutes sont à expérimenter. Personnellement, j’ai pris environ 5 séances chez un ostéopathe et 1 à 2 séances chez un kiné. L’efficacité était très modérée voire inexistante dans mon cas. En effet, Cette approche, bien qu’efficace sur le moment ne prévient pas l’apparition d’autres tensions à l’avenir. Dénouer les tensions qui ne se reforment plus tard est une lutte perpétuelle.

 

Thérapies cognitivo-comportementale

 

Ces thérapies se fondent sur la compréhension de l’interrelation entre nos comportements, nos pensées et nos ressentis. Elles nous permettent d’identifier l’impact de nos actions et nous procurent une connaissance et un contrôle accrue de nous-même. En effet, nous avons parfois l’habitude d’agir et de vivre inconsciemment sans nous rendre compte de l’influence de nos agissements et leur conséquences intérieurs et extérieurs (en l’occurrence ici, l’apparition de céphalées de tension). La mise en place de cette méthode par un médecin psychiatre assure le remboursement par la sécurité sociale.

 

L’hypnose

 

L’objectif de l’hypnose est de nous faire rentrer dans un état semi-conscient dans lequel notre cerveau est d’avantage suggestible. Autrement dit, nous intégrons des messages dans notre inconscient plus facilement. Ainsi, nous pouvons modifier certains comportements ou idées indésirables qui sont à l’origine de nos douleurs.

Lors d’une séance, vous serez amené à vous détendre profondément puis à faire des exercices corporels ou de visualisation pour intégrer de nouvelles croyances ou suggestions dans votre esprit.

Le traitement de certaine addictions fonctionne grâce à l’hypnose. Je ne suis pas sûr qu’elle soit vraiment utile dans le traitement contre les céphalées de tensions. J’ai réalisé moins de 5 séances avec des thérapeutes différents sans résultats probants.

 

Acupuncture

 

En médecine chinoise, les tensions sont dues à un déséquilibre entre le yin et le yang, deux principes assimilables au système nerveux sympathique (état de stress) et parasympathique (état de détente). En cas de céphalée de tension, une action sur le parasympathique vise à rétablir l’équilibre entre la tête et le bas du corps.

Des aiguilles sont piquées autour du crâne, sous l’occiput, en arrière de l’oreille. Au bout de 30 min, les aiguilles lâchent ou tombent, traduisant la libération des tensions yang et la circulation de l’énergie dans le corps

Assurez-vous que votre acupuncteur est inscrit au conseil de l’ordre des médecins

Traitement pour les céphalées de tension fréquents ou chroniques (plus de 15 jours par an)

 

Tous les traitements de céphalées de tension présentées dans la première partie permettent de soulager les symptômes. Toutefois, elles ne s’attaquent pas à la cause profonde du problème et ne permettent pas d’être soulagé durablement la plupart du temps. Dans le cas de céphalées de tension tenace et très fréquent, un travail plus en profondeur est nécessaire. Il faudra aussi faire attention à éviter l’abus médicamenteux (parler en à votre médecin traitant).

 

Approches scientifiques de la douleur

 

Des études scientifiques récentes apportent une nouvelle compréhension du phénomène de la douleur :

La douleur cherche à nous protéger. Elle nous aide à survivre et nous indique quand certaines choses sont mauvaises pour nous, peuvent nous faire du mal. Toute douleur est bénéfique et délivre un message qu’il faut interpréter. Notre corps et notre cerveau sont là avant pour nous aider. C’est notre esprit qui nous alerte en créant ces douleurs pour nous dire « stop », lorsque nous sommes submergés par notre environnement (par exemple, le stress au travail)

La douleur n’est pas juste une expérience physique.  C’est le cerveau qui décide du déclenchement ou non de la douleur et de son intensité. La douleur est donc un phénomène subjectif. C’est l’opinion du cerveau sur la quantité de douleur à produire pour nous informer (et nous protéger). Pour faire cette évaluation, le cerveau s’appuie sur certains facteurs : notre capacité à être détaché de la douleur, le degré de réaction négative à la douleur (peur, stress), la capacité du corps à s’autosoigner.

Comme la douleur vient du cerveau, il faut apprendre à maîtriser son esprit et son corps pour mieux gérer la douleur.

Cependant, quand on souffre de douleurs chroniques, le cerveau s’est souvent programmé pour devenir hypersensible, surprotecteur. Il provoque de fortes réponses douloureuses à des stimuli normaux. C’est la cause profonde de la plupart des douleurs chroniques psychosomatiques Cela dit, le cerveau et le système nerveux peuvent toujours être reprogrammés.

 

Approche par le développement spirituel

 

Qu’est-ce que le développement spirituel ?

 

Le développement spirituel laïque ou le sentiment de connexion à son « moi profond » est une voie libératrice, un chemin de croix qui peut déboucher sur une libération intérieure face à certaines souffrances et problématique autocréé (dont les céphalées de tension). Cela a été mon cas.

Bien que ce changement ne soit pas automatique et parfait mais peut apporter son lot de bénéfices pour la personne qui le poursuit suffisamment longtemps. Cette pratique spirituelle ne vous rendra pas heureux ou malheureux. Elle vous apportera la paix intérieure.

En pratique, il s’agit de réaliser certaines choses salvatrices sur soi-même et la vie qui permettent de beaucoup mieux gérer les céphalées de tensions. Vous les contrôlez et ne les subissez plus au quotidien. Vous développez un grand recul qui vous permet de ne plus voir les céphalées de tension de la même manière.

Par exemple, il peut s’agir d’avoir une compréhension très fine du lien corps-esprit ou encore de prendre conscience de certains de nos comportements inconscients générateur de souffrance physique et psychique.

 

Prendre conscience de la dualité de la vie et de notre nature spirituelle

 

La spiritualité est aussi la distinction entre le faire et l’être que l’on pourrait symboliser par le ying/yang. Elles sont complémentaires et inséparables.

L’être concerne notre essence profonde, notre personnalité, notre identité. Ils s’appuient sur notre conscience qui nous permet de faire l’expérience du monde extérieur. 

Le faire est tout ce que notre corps et notre esprit nous permettent de manifester dans le monde extérieur par la force de notre volonté et/ou de notre envie.

Dans la société occidentale, nous avons créé un déséquilibre entre les deux qui peut provoquer de la souffrance. Pour le rétablir, il est important de s’écouter, de méditer, de s’arrêter pour apprécier le moment présent.

Être dans le moment présent implique de vivre dans l’instant sans se préoccuper du passé ou du futur. Lorsque nous mettons notre attention sur les perceptions sensorielles, notre mental se calme.

Cet état de connexion et d’acceptation de l’ici et maintenant est un moyen de ressentir un calme intérieur profond. Dans cet état, les tensions et sentiments négatifs sont bien moins présents. Par conséquent, la somatisation diminue et les douleurs aussi.

Pour parvenir à cet état intérieur, il y a un exercice très utile : l’observation de ses propres réactions et pensées (la petite voie dans la tête). À force de prendre conscience de nos propres schémas d’actions qui nous font souffrir, nous commençons à être dans la réponse et non dans la réaction compulsive incontrôlée.

 

Pour conclure, nous avons vu que le traitement des céphalées de tension est à adapter en fonction de deux paramètres : l’intensité et la fréquence des douleurs. Plus vous souffrez souvent, plus des mesures importantes doivent être mises en place.

2 Commentaires

  1. Jean-Philippe Perreault

    Ceci est un excellent résumé des différents traitements disponibles pour les céphalées de tension. Il est très complet. Merci!

    Réponse
    • Thibault

      Merci Jean-Philippe ! Je suis très content que cet article t’ait plu.

      Réponse

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